Les prédictions IDC 2017 : l’Internet des objets

Les prédictions IDC 2017 : l’Internet des objets

Stéphane Krawczyk (@sk75011) Research and consulting manager chez IDC France.

L’Internet des objets commence à envahir notre quotidien. Au delà du secteur grand public, qui porte pour l’instant ce marché, les projets commencent à arriver dans les entreprises, préfigurant ainsi une belle croissance de marché.

Il y a quelques années, la justification du protocole IPv6 résidait dans la possibilité de réaliser 1000 connexions au mètre carré terrestre. Si on est encore très très loin de cette possibilité technique, il est certain que l’Internet des objets (IoT) prend chaque jour un peu plus de vitesse. Une première estimation pour 2020 ? Environ 30 milliards d’objets connectés à Internet !
En France, ce marché à pesé 20 milliards d’euros en 2016 et atteindra 40 milliards d’euros en 2020. Pour l’année 2017, ce marché va croitre d’environ 24%, et jusqu’à 2020 on peut miser sur une croissance annuelle moyenne de l’univers de l’IoT de l’ordre de 19%. En valeur, ce marché est composé de plusieurs segments : tout ce qui touche à la connectivité représente pour l’instant 13%, le matériel 23%, les services 13% et enfin la partie logicielle pèse 16%.
Avec une offre de plus en plus construite, les entreprises commencent à imaginer les bénéfices qui seront apportés par les objets connectés. Notre étude terrain met en avant les principaux enjeux attendus par les entreprises en matière d’IoT. Dans le trio de tête on trouve la connectivité (28%), la gestion des données (27%) et le hardware avec par exemple les capteurs, les passerelles ou les modules (18%). Juste après, il est intéressant de noter que pour 10% des entreprises consultées l’IoT apporte un bénéfice important pour tout ce qui touche à l’analytique.
Mais bien entendu, il y a un revers à cet enthousiasme. Les principaux freins évoqués pour la mise en route de projet IoT par les entreprises sont les couts initiaux, la complexité du déploiement, la sécurité, les coûts récurrents (notamment en ce qui concerne les licences) , la confidentialité ou encore le manque de compétences pour l’analyse des données.
Pour finir, il est intéressant de noter que le marché global de l’IoT est actuellement soutenu par deux grands secteurs. Le premier est le secteur grand public, avec les objets liés au bien être personnel et à la domotique, qui pèse à lui seul près de 15% de ce marché. Le second à valeur égale est celui de l’industrie qui met en usage l’IoT pour la traçabilité des aliments, la maintenance, les opérations de fabrication ou encore le suivi des actifs de production.

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