Les prédictions IDC 2017 : Cloud et infrastructures hybrides

24 Avr

Les prédictions IDC 2017 : Cloud et infrastructures hybrides

Le Cloud prend sa place dans les infrastructures. Qu’il soit privé ou public, rien ne semble l’arrêter. Logiquement, la taille de ce marché devrait doubler d’ici à 2019.

Impossible de ne pas évoquer le Cloud dans nos prévisions. Comme le soulignait Sébastien Lamour dans son introduction de nos prédictions liées au Cloud et aux Infrastructures hybrides, « il n’y a plus un seul projet de transformation numérique qui ne repose pas sur le cloud ». Et pour cause, les nombreux chantiers innovants mis en œuvre par les entreprises, que ce soit des projets IoT, Big Data ou exploitant les réseaux sociaux, par exemple, passent nécessairement par un modèle Cloud. Il faut désormais faire vite, être à la fois modulaire et agile, et bien entendu ne pas remettre en cause la sécurité de l’entreprise. Or le Cloud se prête volontiers à cet exercice, lequel implique à la fois le métier et la DSI, qui ne doit en aucun cas être exclue du projet.
La conséquence est presque une lapalissade : le marché du Cloud est globalement en croissance. Côté Cloud privé, après une année 2015 qui a pesé un peu plus d’un milliard d’euros en France, ce marché devrait atteindre les 2 milliards d’euros en 2019. Trois principaux segments composent le marché du Cloud privé. Tout d’abord celui des équipements matériels et logiciels à destination des entreprises, qui devrait atteindre plus de 400 millions d’euros d’ici à 2019, soit une croissance de 15%. Vient ensuite le segment des matériels et logiciels à destination des hébergeurs qui, lui, verra une croissance importante de 24% sur la même période, pour un volume d’affaire d’environ 470 millions d’euros. Enfin, le segment des services est sans doute celui qui va devenir le plus important en termes de marché avec un poids total de 1,32 milliard d’euros (+21% de croissance).
Pour sa part, en termes de marché le Cloud public est plus important que le cloud privé, avec lui aussi des perspectives de croissance forte. Il passera de 1,8 milliard en 2015 à presque 3,8 milliards en 2019. Au-delà du SaaS, ce marché devrait être largement soutenu par les offres PaaS qui vont prendre de plus en plus de poids, les acteurs du Cloud public étant de plus en plus en capacité de proposer des plateformes de développement à leurs clients.
L’impact de la montée du Cloud ? Sur les applications, tout d’abord, avec deux modèles qui se renforcent : la refonte d’applications et la mise en place d’API pour la connexion avec les environnements cloud ; et une approche « lift & shift » avec un usage fort des containers et des micro services pour les applications historiques ne nécessitant pas un redéveloppement. Une autre tendance forte souligne la grande migration des éditeurs de logiciels qui vont basculer vers les méga plateformes de type IaaS/PaaS. Il ne faut pas oublier non plus les attentes extrêmement fortes en matière de solutions analytiques dans les entreprises, avec un déploiement important dans le Cloud, principalement pour des raisons de facturation en fonction des volumes, qui vont être de plus en plus importants.
Enfin, la grande tendance Cloud repose sans doute sur l’émergence des Cloud verticaux dédiés à des secteurs d’activités particuliers, comme la santé ou la finance par exemple, et qui vont être un vecteur puissant de la transformation de l’IT dans les entreprises. Si aujourd’hui on compte déjà 150 de ces Cloud verticaux au niveau mondial, on devrait en compter près de trois fois plus d’ici à l’horizon 2020, avec un tiers de ces derniers hébergés en Europe.

Ecrire un commentaire: