Le CDO, un pilote de chasse aux commandes d’un avion de ligne

06 Oct
Le CDO, un pilote de chasse aux commandes d’un avion de ligne

Le CDO, un pilote de chasse aux commandes d’un avion de ligne

Le CDO, un pilote de chasse aux commandes d’un avion de ligne

En pleine transformation numérique, les entreprises doivent concilier les impatiences et les fulgurances du « digital » avec les exigences et les lourdeurs du « legacy ». Dès lors, le « Chief Digital Officer » (CDO) est-il un pilote de chasse aux commandes d’un avion de ligne ?

Tel était le sujet du dernier dîner-débat d’IDC, qui a réuni une quinzaine de CDO dans un grand restaurant parisien.

Réseaux sociaux, objets connectés, big data, relation client sans couture, expérience client optimisée : le digital ne cesse de faire bouger les lignes à l’intérieur les entreprises. Initialement pilotée une entité digitale souvent expérimentale, la transformation numérique touche désormais tous les départements et devient transversale. Pour accompagner ce changement, voire très souvent le créer, le poste de « Chief Digital Officer » (CDO) apparait de plus en plus dans les organigrammes des grandes entreprises.

Tous les CDO n’ont pas le même périmètre d’activité. Mais tous s’accordent globalement sur le rôle transversal de leur fonction ainsi que sur l’importance d’apporter une forte innovation dans l’entreprise. Les CDO réunis pour ce diner venaient d’horizons très différents. Ils ont été majoritairement recrutés à l’externe avec des enjeux d’abord humains. Pour la plupart, leur rôle est avant tout culturel : ils doivent évangéliser, aider les différents départements à mieux saisir les opportunités apportées par le digital en replaçant le client au centre de toute stratégie, catalyser la transformation et « dé-siloter » l’entreprise. Pour la plupart, également, il s’agit également d’optimiser les processus existants et de développer le business en pensant avant tout au client.

Pour nombre d’entre eux, finalement, la fonction se résume à apporter 10% de technologies et 90% d’enjeu de culture. Pour preuve, les CDO ne sont généralement pas directement rattachés à la DSI. Avec cependant quelques exceptions : tel DSI assume le rôle de CDO ; tel CDO rattaché à la DSI avoue une « situation schizophrène qui ne peut pas et ne va pas durer ». Et pour cause, les métiers et les méthodes sont souvent assez différents. Le digital, c’est une culture du « test and learn » qui fonctionne par expérimentations successives, il n’y a ni roadmap ni schéma directeur, tout ce qui constitue le mode de fonctionnement classique de la DSI. Le CDO est très attendu par la Direction Générale pour activer la fameuse révolution des Big Data, promesse de nouveaux « business models » et clé des portes de la « parfaite » connaissance client. Un challenge important pour les CDO qui doivent faire la preuve de l’efficacité du Big Data comme moteur de croissance et de satisfaction client. Mais le rôle du CDO n’est pas de porter seul les challenges du numérique, il est surtout d’aider les métiers à s’approprier les usages du digital.

Alors, le CDO métier d’avenir ? Pièce centrale de l’organisation des entreprises de demain ? En définitive, quelle pérennité ? Les avis sont partagés. Oui, toute la technologie finira par se « commoditiser » et sera externalisée ou mise sur le cloud. Mais la transformation ne s’arrêtera jamais et il faudrait toujours quelqu’un pour la piloter. Et ce quelqu’un devra comprendre la technologie et savoir maitriser les données. Les enquêtes d’IDC montrent que vraisemblablement, les deux fonctions vont fusionner pour converger vers une sorte de Direction des Services Numériques. D’où l’équation : DSI + CDO = DSN…

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