Entreprises, pour recruter les talents numériques, soyez « cool » et innovantes !

Entreprises, pour recruter les talents numériques, soyez « cool » et innovantes !

Piloter une transformation numérique efficace ne requiert pas seulement de maitriser les technos digitales, de bouleverser les processus et de savoir valoriser ses données. Il faut aussi s’entourer de nouveaux talents numériques. Lesquels sont rares, exigeants et pas forcément attirés par les mêmes carrières que les informaticiens classiques. D’où la nécessité d’un changement managérial profond. Tel était le sujet du dîners-débat d’IDC du 6 octobre dernier, avec Red Hat. 


Le sujet brulant de la transformation numérique des entreprises est le plus souvent pris sous l’angle des technologies, quelquefois sous celui des processus, ou du changement de business model et des données. Mais un point essentiel reste en suspens, peut-être le plus difficile à aborder : le facteur humain. L’exigence du haut niveau de compétences requis, l’émergence de nouveaux métiers (data scientist, Chief Data Officer …) et de nouvelles manières de travailler (agile, devops), la rareté des profils disponibles sur le marché ainsi que la compétition agressive pour les attirer sont autant de défis que les entreprises doivent relever en inventant de nouveaux modes de management.

Un premier constat est dressé par les participants de la soirée : les processus DRH des grands groupes ne sont pas toujours adaptés aux nouveaux profils qui sont bercés par la culture du numérique. Aujourd’hui, le modèle de référence pour les jeunes talents est plutôt situé du côté des majors de la Silicon Valley ou des startups que du côté des groupes du CAC40, encore perçus comme trop conservateurs. Idéalement, il faut changer cette vision. Mais la DRH n’est qu’un relais et c’est bien au niveau du top management que la séduction, et donc le changement, doit être insufflé. Comment ?  Pour plusieurs participants c’est avant tout une démarche de modernisation de marque qui doit être engagée pour rendre l’entreprise « désirable » et « cool » auprès des jeunes. De plus, les plans de carrière classiques ne sont pas attrayants : il faut créer de nouvelles filières qui permettent de gérer des carrières sans obliger les talents à abandonner leurs expertises.

Les recettes pour attirer les nouveaux talents sont assez uniformes dans les entreprises présentes lors du diner : monter des hackathons, utiliser les réseaux sociaux, s’associer avec des startups, encourager la mobilité (internationale si possible) ou ecore déployer de nouveaux outils de collaboration… Il est certain que la DRH doit désormais comprendre les codes du digital et l’IT si elle veut être en mesure de recruter les bons éléments, et donc travailler plus étroitement avec la DSI. En clair, elle doit faire partie intégrante du projet numérique de l’entreprise sous peine de ne pas comprendre le foisonnement des nouveaux métiers qui émergent. Une autre piste évoquée consiste à impliquer les fournisseurs et partenaires extérieurs, et en particulier faire de l’open innovation pour mettre les talents au contact des start-up.

Les jeunes talents du numérique ont une nouvelle façon de concevoir leur carrière dans l’entreprises : ils recherchent avant tout des projets motivants qui leur permettront de se valoriser plutôt que la garantie d’un poste certes stable mais sans relief. Car attention, les milleniums redoutent plus que tout le Bore-out, l’ennui au travail. Pour les entreprises il est donc primordial de développer de nouvelles formes de management, plus collaboratifs et moins autoritaires, et mettre en place des programmes de valorisation qui font rêver ces jeunes élevés au numérique.

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